Mes 5 films préférés avec Christian Bale
Christian Bale dans "Le Mans 66"
À l’occasion de la sortie de Le Mans 66, dans lequel il est en compétition avec Matt Damon, Lucile Bellan se mouille et détermine, dans l’ordre, son top 5 des meilleurs films interprétés par Christian Bale.
Numéro 5 : Velvet Goldmine de Todd Haynes
Dans le film de Todd Haynes, Christian Bale n’est (pour une fois) pas celui à qui a été confié le rôle-performance. L’acteur fait ici office de porte d’entrée vers l’univers glam rock dans lequel le film entend nous faire plonger. Son personnage de jeune journaliste fasciné par ce monde pailleté et sulfureux nous permet d’aller au contact de deux stars du genre, incarnées avec conviction par Jonathan Rhys-Meyers et Ewan McGregor. Si Velvet Goldmine n’est pas tout à fait aussi ultime qu’attendu, les trois acteurs ne sont absolument pas à remettre en cause.
Numéro 4 : Laurel Canyon de Lisa Chodolenko
La réalisatrice de Tout va bien – The kids are all right n’a pas commencé par ce film. Auparavant, outre High Art, il y eut notamment ce Laurel Canyon vénéneux et tellement bien vu, sur la confrontation de deux mondes. Cette fois encore, Christian Bale incarne la sagesse : celle d’un étudiant en médecine qui finit par aller s’installer à Los Angeles avec sa fiancée… chez sa mère, productrice de musique (Frances McDormand). Le télescopage va être tapageur, tant cet univers est dépourvu de toute forme de modération. Un drame profond, puissant, porté par des interprètes quatre étoiles.
Numéro 3 : The Machinist de Brad Anderson
28 kilos : c’est le poids perdu par Christian Bale pour incarner cet ouvrier rachitique, bourré d’angoisses, n’ayant pas dormi depuis un an. Truffé de bizarreries, le scénario du film le confronte à des événements dont il est difficile de déterminer s’il s’agit d’hallucinations, de fantasmes ou de faits réels. Le brillant Brad Anderson laisse planer le doute jusqu’au bout, au gré d’une mise en scène inventive et surtout extrêmement inquiétante. The Machinist perturbe autant qu’il fascine, et la prestation osseuse de Bale n’y est pas pour rien.
Numéro 2 : The Dark Knight de Christopher Nolan
Le meilleur film de Christopher Nolan ? Peut-être pas, mais en tout cas, son meilleur Batman. Placé en milieu de trilogie, The Dark Knight est de loin le plus impressionnant de la série, tant le cinéaste parvient à aligner les thématiques passionnantes tout en composant une galerie de personnages idéalement constituée. Il y a bien sûr le regrette Heath Ledger, oscarisé à titre posthume pour son rôle de Joker ; mais il y a aussi Aaron Eckhart en Double Face et Maggie Gyllenhaal en Rachel Dawes (à la place de Katie Holmes, qui jouait ce rôle dans Batman Begins). Une tragédie somptueuse et jusqu’au-boutiste.
Numéro 1 : Le Prestige de Christopher Nolan
Ce n’est peut-être pas le plus tapageur des films de Nolan, mais c’est peut-être le plus éblouissant en terme de mise en scène et d’émotions. De plus en plus tragique, ce duel de magiciens rivaux (Christian Bale et Hugh Jackman) est un modèle de construction, qui montre à merveille à quel point une ambition démesurée peut parfois créer une escalade de violence et de malheur. Hypnotisant, Le Prestige marche du tonnerre, comme un tour de magie qu’on pourrait revoir cent fois de suite sans comprendre le truc et sans jamais se lasser.
Articles liés

Marc Tourneboeuf présente son spectacle “L’impatient” au Théâtre La Bruyère
Confronté aux écueils de la distraction constante, aux réseaux sociaux, à ses peurs, il travaille comme un acharné mais aimerait que les choses aillent plus vite. Et qu’arrive enfin “la réussite” ! “La réussite, c’est d’aller d’échec en échec...

“Umbrales, Javier Silva Meinel. Une poétique de l’image” : la nouvelle exposition photographique de la Maison de l’Amérique latine
Jusqu’au 25 juillet 2026, la Maison de l’Amérique latine à Paris renoue avec la photographie, en dédiant une exposition à une figure majeure de cette discipline en Amérique latine : le Péruvien Javier Silva Meinel. Sous l’intitulé d’”Umbrales, Javier...

“Where the Heavens Meet the Earth” : la première exposition personnelle de Spencer Chalk-Levy en France à la galerie Art Absolument
Jusqu’au 10 juin, la galerie Art Absolument présente, pour la première fois en France, le travail de Spencer Chalk-Levy (né en 1986), offrant une plongée dans un théâtre visuel exubérant. Traversée par une ironie dénuée de pessimisme comme de...






